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Société Générale...L'affaire Kerviel (Read 231 times)
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Re: Société Générale...L'affaire Kerviel
Reply #45 - 23.07.2008 at 16:05:31
 
Entouré de quatre avocats, Jérôme Kerviel change de stratégie

PARIS (Reuters) - L'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel, confronté mercredi à un de ses supérieurs hiérarchiques, entend changer de stratégie et mettre en cause d'autres personnes, a dit sa conseillère.

Signe de sa détermination, le trader que la banque rend responsable de la perte historique de 4,9 milliards d'euros est arrivé au pôle financier de Paris entouré de quatre avocats.

Alors que l'enquête se dirigeait vers son terme, il veut désormais demander de nouvelles investigations et l'extension des poursuites à certains de ses ex-responsables, a expliqué sa nouvelle conseillère en communication Patricia Chapelotte.

"Jérôme Kerviel a souhaité changer de stratégie de défense. Il souhaite que la lumière soit faite sur cette affaire, il ne souhaite pas être le bouc émissaire d'une affaire qui le dépasse totalement", a-t-elle dit aux journalistes.

"Il souhaite que l'on sache comment fonctionnent les salles de marchés, qu'on puisse connaître la vérité et montrer qu'il n'était pas forcément le seul responsable de cette affaire", a-t-elle ajouté.

Jérôme Kerviel devait être confronté toute l'après-midi à Christophe Mianné, patron du pôle "actions et dérivés" de la banque à l'époque des faits, un de ses supérieurs hiérarchiques.

Aux quatre avocats présents - Francis Tissot, Bernard Benaiem, Caroline Wassermann, Guillaume Selnet - s'ajoutent Eric Dupond-Moretti et Eric Hemmerdinger, absents ce mercredi.

"SITUATION PARADOXALE"

Christophe Mianné est arrivé également entouré de quatre avocats qui se sont étonnés de la stratégie de Kerviel.

"On est surpris, quand quelqu'un affirme qu'il est innocent, de penser qu'il puisse avoir envie que la procédure dure. En général, quand on est dans cette situation, surtout quand on est jeune, on a plutôt envie que la procédure soit brève, pour pouvoir retravailler", a dit Me Jean Veil, l'un d'entre eux.

"C'est une situation relativement paradoxale (...) Je pense que ses avocats se trompent", a-t-il ajouté.

Libéré le 18 mars dernier de prison après 38 jours de détention, Jérôme Kerviel est le seul mis en examen de cette affaire pour "faux, abus de confiance" et intrusion informatique.

Il a reconnu lors de l'instruction avoir pris des engagements de 50 milliards d'euros, donc bien au-dessus des 125 millions d'euros théoriquement autorisés, tout en les dissimulant par des faux, mais a assuré que cette pratique était courante et que sa hiérarchie fermait les yeux.

Des investigations à la banque et des témoignages, notamment d'employés du "gendarme" financier du marché de produits dérivés Eurex, ont montré que les procédures de contrôles avaient été défaillantes.

La Société générale a ignoré ou omis de tenir compte d'avertissements répétés - un rapport interne à la banque a parlé de 74 alertes - sur les engagements de son trader.

C'est la banque qui a provoqué directement la perte de 4,9 milliards d'euros en liquidant entre le 21 et 23 janvier, en plein "krach" boursier mondial, les engagements. L'enquête a montré que les agissements de Jérôme Kerviel duraient depuis plusieurs années et avaient rapporté à la banque 1,4 milliard d'euros le 31 décembre 2007.

Une expertise psychiatrique a conclu que Jérôme Kerviel était sain d'esprit et avait agi par pur intérêt professionnel. Le parquet a demandé dernièrement la mise en examen de son assistant, qui aurait participé à ses manoeuvres, mais il n'envisage pas d'autre mise en cause pénale.
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Re: Société Générale...L'affaire Kerviel
Reply #46 - 05.08.2008 at 13:17:25
 
L'assistant de Jérôme Kerviel mis en examen
Reuters - Lundi 4 août, 19h02 PARIS (Reuters) -
L'assistant de Jérôme Kerviel, Thomas Mougard, a été mis en examen la semaine dernière pour complicité dans l'affaire de l'ancien trader de la Société générale, apprend-on auprès du parquet de Paris.

"Conformément aux réquisitions du parquet, il a été mis en examen pour complicité du délit 'par aide ou assistance, d'introduction frauduleuse de données dans un système informatique' et laissé en liberté", a indiqué une porte-parole.

Jérôme Kerviel était à ce jour le seul mis en examen dans l'enquête sur les opérations qui ont entraîné une perte de 4,9 milliards pour la Société générale.

La mise en examen de Thomas Mougard, 24 ans, fait suite à un réquisitoire supplétif établi par le parquet de Paris, qui estime qu'il a sciemment aidé l'ex-trader en effectuant des opérations dans le système informatique de la banque.

Ce développement de l'affaire intervient au moment où les avocats de Jérôme Kerviel intensifient leur offensive contre la Société générale, notamment à la faveur d'une nouvelle audition, lundi, de l'ex-trader au pôle financier de Paris.

"Qu'on arrête de dire que c'est l'affaire Kerviel. C'est l'affaire Société générale", a déclaré l'un de ses avocats, Eric Dupond-Moretti, à l'arrivée de son client.

"Tant que la Société générale gagne du fric, tout va très bien. Mais quand la Société générale pense qu'elle va perdre de l'argent, Kerviel devient le responsable de tout", a-t-il ajouté.

"On est dans la logique du fric", a ajouté l'avocat en posant la question de savoir pourquoi deux responsables hiérarchiques de l'ex-trader avaient été licenciés si celui-ci les avait "bernés." "Il est temps qu'on regarde de près ce qu'on raconte aux juges."

"TOUT N'A PAS ÉTÉ DIT"

Me Dupond-Moretti a souligné que la défense n'excluait pas de porter plainte à la suite de la publication dans la presse, la semaine dernière, d'extraits d'un rapport de la brigade financière très critique envers Jérôme Kerviel.

Ses quatre avocats actuels, Francis Tissot, Bernard Benaiem, Caroline Wassermann, et Eric Dupond-Moretti, ont annoncé la semaine dernière qu'ils demanderaient de nombreuses investigations pour éclaircir le rôle de la banque dans les opérations ayant conduit à une perte de 4,9 milliards d'euros.

"Jérôme Kerviel a le sentiment que tout n'a pas été dit. L'affaire Société générale n'a pas encore commencé", avait dit Bernard Benaiem, précisant que ses interrogations concernaient bien la banque et non seulement ses cadres.

"Il faut savoir s'il y a eu complaisance, ignorance fautive, complicité par fourniture d'instructions et de moyens", a-t-il insisté.

Les avocats pouvant demander des investigations aux juges d'instruction et faire appel en cas de refus, l'instruction devrait donc se prolonger durant des mois, voire des années. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset envisageaient de terminer la procédure cet été.

Libéré le 18 mars dernier de prison après 38 jours de détention, Jérôme Kerviel est le seul mis en examen dans cette affaire pour "faux, abus de confiance" et intrusion informatique.

Il a reconnu lors de l'instruction avoir pris des engagements de 50 milliards d'euros, donc bien au-dessus des 125 millions d'euros théoriquement autorisés, tout en les dissimulant par des faux. Il a assuré que cette pratique était courante et que sa hiérarchie fermait les yeux.

Le 4 juillet, la Commission bancaire a infligé une amende de 4 millions d'euros à la Société générale pour défaut de contrôle, mais cet élément n'entraîne pas nécessairement des poursuites pénales.

La nouvelle équipe d'avocats insiste sur le fait que c'est la banque qui a provoqué la perte de 4,9 milliards d'euros en liquidant entre le 21 et 23 janvier, en plein "krach" boursier mondial, les engagements du trader.

Sudip Kar-Gupta et Gérard Bon, édité par Pascal Liétout
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Re: Société Générale...L'affaire Kerviel
Reply #47 - 18.10.2008 at 19:37:02
 
Jérôme Kerviel, ce trader accusé d'avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société générale, est-il le symbole, voire une victime des dérives de la finance ?
Lundi 13 octobre, dans un contexte de crise financière planétaire où les pratiques des banques sont violemment dénoncées, les avocats du trader ont tenté de le démontrer. De 9 heures à 18 heures, en présence des juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, de l'ex-trader et des avocats de la banque, ils ont interrogé les commissaires aux comptes de Deloitte et Ernst and Young. La défense voulait savoir si ces experts chargés de certifier les comptes de la Société générale avaient détecté et pu alerter l'établissement des agissements du trader.

M. Kerviel, mis en examen pour "abus de confiance, faux et usage de faux, introduction dans un système de traitement automatisé des données", a reconnu avoir misé sur les marchés jusqu'à 50 milliards d'euros en dissimulant ses agissements par des opérations fictives. Mais il estime aussi que sa hiérarchie ne pouvait ignorer ces faits et fermait les yeux tant que ces opérations faisaient gagner de l'argent à la banque.

"C'est toujours le même discours opaque, personne ne sait, personne n'est au courant, personne n'a rien vu", fustige Bernard Benaïem, l'un des avocats du trader, après les auditions des commissaires aux comptes. Ce dernier cherche aussi élargir le sujet. M. Kerviel n'est pas, selon lui, le vrai coupable dans cette affaire "symptomatique" de la crise financière. "On a laissé des jeunes de 30 ans prendre des risques et jouer avec des milliards comme sur une console de jeux Nintendo (...) c'est le laisser-faire de banques comme la Société générale qui a conduit à cette crise financière", juge l'avocat.


"ESCROQUERIE INTELLECTUELLE"


Du coté de la Société générale, Jean Veil, avocat de la banque, qualifie cet argument d'"escroquerie intellectuelle". "M. Kerviel a avoué depuis le début qu'il avait effectué des opérations fictives, il a maintenant l'outrecuidance de dire que si la Société générale et les commissaires aux comptes avaient fait leur travail correctement, on l'en aurait empêché, s'agace-t-il, c'est un peu comme si un voleur reprochait au serrurier d'avoir mis un verrou de mauvaise qualité."

Les auditions des commissaires aux comptes devraient se poursuivre jeudi 21 octobre. Avant celle, mercredi 15, du trader de la Société générale qui a débouclé les opérations de M. Kerviel.

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Re: Société Générale...L'affaire Kerviel
Reply #48 - 05.04.2009 at 11:28:32
 
Kerviel : la dernière audition où le trader s'effondre
Par Eco89 |   | 03/04/2009 | 16H44

Eco89 a pris connaissance du procès verbal de la dernière audition par les juges du trader de la Société générale.


Avec 4,9 milliards d'euros de pertes, l'affaire Jérôme Kerviel aura défrayé la chronique en 2008. Le 22 janvier 2009, après un an d'enquête, les juges d'instruction du pôle financier ont entendu pour la dernière fois le trader de la Société générale. Où l'on découvre les manipulations d'un accusé dont la défense s'effondre. Depuis, Kerviel a changé d'avocat. Le procès pourrait avoir lieu début 2010.

« Kerviel amalgame ses positions non cachées et cachées »
On aura tout dit sur l'affaire Kerviel. Le portrait d'un jeune homme renfermé mais présenté comme un génial bidouilleur, les failles supposées du contrôle interne de Delta One, l'équipe de choc des traders de la banque, la morgue du vilain banquier Daniel Bouton, l'ex-président de la Société générale… Une série de clichés auxquels beaucoup ont voulu croire. La réalité semble plus prosaïque.

Les deux juges d'instruction -Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset- ont fini par le comprendre, après avoir décortiqué la machinerie complexe du trading. Pour être sûrs de leur décision, ils ont organisé une dernière audition de synthèse, assortie d'une confrontation avec Eric Cordelle, polytechnicien et supérieur hiérarchique direct du trader. Précision : l'homme a été licencié par la banque, comme quatre autres salariés jugés responsables ne n'avoir pas détecté la supercherie. Il a attaqué son ancien employeur aux prud'hommes.

Lors de cette longue journée (9h00 à 21h00), Jérôme Kerviel apparaît plus manipulateur. Au cours de la confrontation qui les oppose, Eric Cordelle explique :

« Jérôme Kerviel amalgame ses positions non cachées et que j'ai vues, et ses positions cachées que j'ignorais. »


D'un côté, « quelques millions ou dizaines de millions d'euros » qui apparaissent dans son bilan mensuel, de l'autre, « plusieurs dizaines de milliards » qui n'y figurent pas. Jusqu'à 50 au moment où la banque « déboucle » ses positions, entre le 20 et le 22 janvier 2008.

Des opérations fictives pour masquer des pertes énormes
Est-ce la mort de son père en 2006 ? Le besoin de prouver qu'il est le meilleur trader du monde ? Ou bien la perspective d'empocher un copieux bonus de fin d'année ? En tout cas, au premier semestre 2007, Jérôme Kerviel multiplie les opérations fictives pour masquer ses positions. Exemple au mois de mai, avec cette question des juges :

« -Vous avez annulé les transactions Clearstream le 10 mai [2007, ndlr], c'est-à-dire 8 jours avant leur date de valeur, afin d'éviter toute procédure de confirmation par le back office. Avez-vous des observations à présenter ?

-Franchement, je ne me souviens plus des deals. »


Quelques jours plus tard, il produit pour le responsable du back office contrôlant ses opérations de faux courriels :

« -Vous avez reconnu avoir fabriqué ces faux e-mails pour justifier de vos fausses explications auprès de M. Cognet. Avez-vous des observations à présenter ?
- Ces mails ne sont pas des confirmations. La confirmation n'est pas un document émis par un trader, mais par le back office. »


Les juges synthétisent leurs découvertes :

« Ainsi :
vous avez saisi des deals fictifs pour masquer vos pertes
vous avez donné de fausses explications au service de contrôle
vous avez fabriqué et transmis de faux e-mails aux services de contrôle pour conforter vos explications
A quelle fin ?
Même réponse que précédemment. »


Juillet 2007, la crise des subprimes inverse le marché : Kerviel devient gagnant
Fin mai 2007, ses pertes sont de 1,72 milliards d'euros. Jérôme Kerviel créé alors de nouvelles opérations fictives pour afficher un bilan positif de 9 millions d'euros sur son P&L (profits and losses) mensuel. Fin juin 2007, les pertes s'élèvent à 2,14 milliards d'euros. Nouvelles opérations fictives sur des forwards et des OTC pour afficher un bilan positif de 10 millions. Question des juges :

« -Vous avez précedemment reconnu que les transactions à la JP Morgan Bank, qui représentaient plusieurs milliards d'euros, étaient fictives et avaient pour but de masquer une position. Le contestez-vous ?
-Non. »


Ou encore :

« -En réalité, pour masquer une position de plus de 2 milliards d'euros, vous avez enregistré une transaction fictive avec la Deutsche Bank. Pour en justifier, vous avez adressé à M. Conguet un faux e-mail de la Deutsche Bank. Le contestez-vous ?
-Je n'en ai pas le souvenir. »


A partir du 15 juillet 2007, la crise des subprimes inverse totalement le marché. Les positions prises par Jérôme Kerviel deviennent gagnantes. Le 15 août, elles sont positives. A la fin de l'année, il peut afficher des gains supérieurs à 1,4 milliard d'euros !

Lors de sa confrontation avec Eric Cordelle, le trader affirme en avoir parlé à son chef, mais « pas en ces termes ». Donc sans le dire vraiment… Son argument : la proximité physique sur le desk (« rien n'échappe à personne »). Réponse de Cordelle : « Jérôme Kerviel ne m'en a jamais parlé, même en tête-à-tête. »

L'épilogue : deux faux e-mails éventés par un coup de téléphone
En cette fin d'année 2007, il achète alors huit positions chez un trader non répertorié comme faisant ce genre de transactions. Pour brouiller les cartes, il transfère ces ordres chez Deutsche Bank. Le 15 janvier, plusieurs responsables de la Société Générale ont alors de gros soupçons sur la réalité de ces opérations. Kerviel produit deux faux e-mails de confirmation en faisant un simple copié-collé : le premier est censé venir de Baader (le trader), le second de la Deutsche Bank. Les juges poursuivent :

« Les événements vont se précipiter dans la soirée du 18 janvier (un vendredi, ndlr), une réunion étant organisée avec des hauts responsables (M. François, Morlat ainsi que M. Paolatonacci et Mme Dumas). Il est alors décidé, comme l'a expliqué M. Rouyère, d'employer tous les moyens pour obtenir au cours du week-end une confirmation du back office de la Deutsche Bank.


« Le 19 janvier, a déclaré M. Rouyère, M. Kerviel persiste dans ses explications peu crédibles sur l'origine des transactions face à Deutsche Bank. En réponse à nos questions, il apporte de nombreux détails pratiques et techniques pour accréditer ses déclarations.

« Peu après, je parviens à contacter par téléphone M. De La Celle qui dit ne pas avoir de contacts avec M. Kerviel depuis plusieurs mois et ne pas avoir traité d'opérations avec ce dernier. Cette déclaration invalide les déclarations de M. Kerviel et démontre que ce dernier a menti dans ses déclarations jusqu'à ce stade. Contestez-vous ces faits ?  »


Réponse de Jérôme Kerviel :

« Je n'ai pas la connaissance de tous les événements qui se sont produits. Le vendredi soir lorsque j'ai quitté la SG, M. Luc François a envoyé un mail à M. Baboulin et Rouyère en leur disant que le problème était réglé. Je suis surpris qu'ils aient attendu une journée avant de confirmer l'opération alors que c'est logiquement la première chose à faire lorsque l'on a un doute. »


Son mobile ? Un gros bonus de 500 000 euros, refusé l'année précédente
Depuis le début de l'affaire, la défense du trader s'arc-boute autour de deux axes :

Mes opérations fictives étaient tellement énormes que la banque ne pouvait les ignorer
J'ai joué sur de très grosses sommes, mais je n'ai pas empoché un centime d'euros
L'escroquerie n'est pas constituée, concluent ses avocats. Sauf qu'ils oublient au passage le bonus de 300 000 euros négocié pour l'exercice 2007, que le trader n'a pas eu le temps de toucher. Or, le témoignage d'Eric Cordelle risque de peser lourd dans l'appréciation des juges. Le chef du trader évoque le souvenir d'un « pot sur le desk » :

« Il m'a demandé combien il fallait de valo [valeurs, ndlr] pour avoir un bonus de 500 000 euros. Il m'a demandé si 50 millions de valo, c'était bien. J'ai répondu “cela ne me paraît pas stupide”. »


Jérôme Kerviel conteste d'un peu convaincant « Je ne me souviens pas. » Aucun des avocats, ceux de Jérôme Kerviel comme ceux de la Société Générale, n'a souhaité répondre à Rue89. Les juges devraient rendre leur ordonnance de renvoi avant l'été. Pour un procès début 2010.

lien: http://eco.rue89.com/2009/04/03/kerviel-la-derniere-audition-ou-le-trader-sef...
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